Monday, June 8, 2009

Ma course en image



Le stress se fait sentir, on s'habille, fait réchauffer la moto (pour essayer de limiter les problèmes d'embrayage qui glisse), son s'assure que tout fonctionne rondement côté mécanique. L'heure du départ approche.




Suite à mon premier bon départ du weekend, je réussis à passer de 16è (ma position sur la ligne de départ) à 4è overall (premier ou deuxième dans la classe F2) en 1 tour.

Pour la première fois en 2 jours, mon embrayage n'a pas glissé durant les premiers tours de la course. Les précieux conseil de Maxpat82 ont porté fruit.




Deuxième tour, le désastre.

Au virage 4, le premier gauche du circuit, j'arrive trop fort pour les conditions (circuit légèrement mouillé, pneus froids et passablement détruit) en essayant de protéger ma position. S'en suit un début de "highside", que je parviens à sauver, mais je ne peux éviter la sortie de piste, et je me retrouve loins, très loins, dans le champs. Quand je réintègre le circuit, je suis dernier (18è).




La remonté.

À partir de là, c'est l'attaque pour limiter les dégats. Je prends les conséquences de mon erreur avec beaucoups de sérénité, me disant que je vais avoir bien du plaisir à remonter les pilotes plus lent.

Je n'ai plus aucune idée de ma position en piste, tout ce que je sais, c'est que plus les tours passes, plus les pilotes devant moi sont rapide, et plus les conditions ce déteriorent.




Ca glisse!

Après avoir passé près du "highside" pour une deuxième fois dans ma course, cette fois ci à la sortie du virage 5, je réduis le rythme. Je commence à craindre sérieusement la fin désastreuse potentielle de ma course si je continue au même rythme.

Le numéro #355, A. Fournier ne semble pas d'accord avec cette approche, et tente un dépassement pour reprendre sa place en me faisant l'intérieur au virage 2, où je freine notablement trop tôt (mais où je conserve un très bon corner speed). Il se ravise, et me cède le virage après m'avoir montré sa roue avant. Le tout ce fait d'une façon très "clean".

À partir de ce moment, pour reprendre l'expression de Ben Spies, "I just put my head down".

Plus de considération pour les pneus détruits, plus de considération pour la pluie qui augmente et les drapeaux jaune et rouge qui commencent à apparaitre, Fournier est derrière moi, j'entends bien le garder là!




À force de pousser, et n'osant pas regarder derrière moi pour vérifier la proximité de mon poursuivant, je rattrape un autre courreur, le Ducati #29 de R. Marshall qui par hazard est notre voisin d'en face dans les paddocks.

Je réussis à lui faire l'intérieur sur les freins au virage 5, le même endroit où j'avais passé Fournier plus tôt. Malgré une ligne affreuse en sortie, je réussi à conserver l'avantage. Plus que quelques tours, si tout réussi à tenir.




Finalement, le drapeau blanc et bleu, le dernier tour. Un dernier effort, personne ne semble tenter d'attaque, mais je n'ai aucune idée de mon avance sur mes poursuivants. Pas le temps de regarder derrière.

Et enfin, le drapeau à damier. J'ai réussi!

Je n'ai aucune idée de ma position, Fournier et Marshall sont plus loins que je ne le craignais.


En rentrant au puits, je suis acceuillis par mes cooéquipiers, qui doivent ce préparer pour leur course. Ils m'annoncent ma 4è place dans ma catégorie, un bon résultat pour les circonstances, mais avoir manqué le podium me laisse quand même un goût amer.


Mes 2 principaux adversaires passent me voir, on se félicite, tout les dépassement ayant été propre, la camaraderie est "uplifting".

Quel début de saison, quel premier weekend de course à vie!



Un énorme merci à Marylène pour avoir passé une bonne partie du weekend seule parmis l'herbe haute dans les champs pour saisir sur photo ces moments intenses.

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