Monday, June 8, 2009

Ma première fin de semaine de course !!!

Jour 1 : l'enduro

Badpete et moi avons eu une très belle expérience lors de la course d'endurance de 2 heures qui a eu lieu le vendredi. Nous étions tous les deux confrontés à beaucoup de nouveauté : Pete qui devait s'acclimater au FZR et moi qui devait apprendre la piste. Le tout s'est fait plutôt rapidement, ce qui fait que nous avons rapidement pu tourner à un bon rythme constant qui se situait à quelque part dans les 1:09. Le lap timer que je viens d'acheter a fonctionné plus ou moins bien, donc on ne sait pas exactement si nous avons fait de meilleurs tours. Notre priorité était d'être le plus sécuritaire possible et de s'amuser, ce que nous avons réussi haut la main. Les quelques reprise où j'ai tenté de pousser un peu plus fort se sont soldées par une hausse de température de la moto, ce qui pouvait devenir inquiétant, surtout dans un contexte où l'on doit rouler longtemps. Je me suis aussi aperçu que mes rapports de transmission étaient un peu trop longs pour une piste aussi courte, ayant parfois à sélectionner la première vitesse pour avoir suffisamment de puissance, ce qui contribuait à faire chauffer la moto. Bref, aucun incident, des changements de pilote et un ravitaillement en douceur ont procuré à l'équipe Déficients/Lucky Stripe une 15e position, un résultat très satisfaisant, mais tellement peu important lorsque comparé au plaisir que nous avons eu à rouler ! Un gros merci à Pete qui a su s'acclimater rapidement à la moto et qui a piloté comme un pro. Gros merci aussi à Lucky Stripe qui a décoré la moto pour la rendre encore plus agréable à piloter pendant toute la fin de semaine. Ça va faire des belles photos !

Jour 2 : les qualifs

Samedi matin, le soleil brillait, une autre journée parfaite de courses en perspective. Du moins, c'est ce que je me suis dit en me levant. Après avoir déjeuné, j'ai enfilé ma combinaison de cuir et j'ai démarré la moto pour la faire chauffer et ainsi éviter les problèmes d'embrayage qui glissait que j'avais éprouvés le jour précédent quand l'huile de la moto était froide. Le FZR semblait plus hésitant qu'à l'habitude à démarrer. Après avoir tenté longuement avec le démarreur, une âme charitable est venue me voir avec une bouteille de "quick start", un espèce de vaporisateur d'une solution d'alcool qui aide le moteur à démarrer. Avec son aide, j'ai réussis à la faire tourner, mais 30 secondes seulement. Il y avait surement un problème plus grave. Heureusement, Maxpat n'était pas loin et s'est porté à ma rescousse sans tarder. Nous avons identifié que le problème venait de la pome à essence. Maxpat, dans un grand élan de bravoure, s'est mit à oralement tenter de déboucher la pompe, crachant chaque gorgée d'essence ! J'ai été complètement époustouflé par cette détermination. C'est probablement ce qui explique que Pat est un coureur aussi efficace : il ne recule devant rien ! Nous avons finalement constaté qu'il n'y avait rien à faire avec la pompe, elle avait pompé son dernier litre d'essence. Il fallait donc en trouver une autre. Nous nous sommes tournés vers Daymz, qui venait justement d'acheter un FZR 400... Il a généreusement accepté de me prêter sa pompe. Nous avons donc effectué la transplantation, mais sans succès. La pompe et le relais faisaient encore ce bruit bizarre et aucun gaz ne sortait ! J'ai de la misère à m'expliquer comment ça pu arriver, sa moto marchait parfaitement le soir précédent. Pendant ce temps, les pratiques avaient eu le temps de passer et on appelait les participants à ma séance de qualifications. J'en avait fait mon deuil et je commençait à perdre espoir... La moto semblait manger des pompes à gaz, mais les tests faits par Pat et Sylvain (un ami de Blackbird, un ancien technicien électrique qui s'est fait un plaisir de nous aider avec ses connaissances approfondies en électricité) ne semblaient révéler aucun court-circuit. Nous avons finalement décidé de tenter une dernière transplantation, mais il fallait trouver un donneur ! Heureusement, Virginie a fait le tour du paddock et a trouvé un autre bon samaritain qui en avait justement une de rechange. Un dénommé Len, un très chic type d'une cinquantaine d'années nous a prêté une pompe 10 minutes avant le début de la course... Quant Pat m'a crié "Habille-toi !", je n'étais pas certain d'avoir bien compris. "Habille-toi !!!" m'a t'il gueulé. Incrédule, j'ai enfilé mon équipement et mon casque. 5 minutes plus tard, Pat terminait le travail, remettait le réservoir en place et je sautais sur la moto, juste à temps pour le tour de chauffe ! Le suspense était digne des meilleurs reality shows et moi j'étais sur la piste, toujours ébranlé de ce qui venait de se passer.

La VRRA utilise la formule "Heat Race" pour déterminer l'ordre de départ sur la grille de la finale. C'est en soi un vraie course, cette fois-ci, de 8 tours. J'ai eu un plaisir fou à échanger les positions avec Claude, qui tournait approximativement les même temps que moi. Après une série de dépassements, j'ai fini par le passer au freinage, la roue arrière barrée et le pneu qui fumait comme un hippie à un concert de Grateful Dead. Peut-être qu'après avoir vu ce spectacle, Claude s'est simplement dit : "je vais le laisser en avant pour pas qu'il ne nous tue tous les deux !". Bref, c'était le haut point de ma fin de semaine et c'est absolument illégal d'avoir autant de plaisir sur la route !

Jour 3 : la finale

Nous nous sommes réveillés pour retrouver le circuit de Shannonville sous un ciel gris et une pluie intermittante, ce qui compliquait les choses pour le choix des pneus. Une piste sèche commande des pneus slicks, mais si elle est mouillée, les pneus de pluie sont essentiels. Comme la piste n'est ni sèche, ni mouillée, nous avons préféré sauter la séance de pratique. Sur l'heure du midi, la pluie était complètement arrêtée et la piste semblait sécher. Lee Newbury, coureur en P3 nous a dit que l'adhérance était suffisante et qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter... avant que la pluie ne se remette à tomber avant notre course, qui était la dernière de la journée Il était trop tard pour changer de pneus et j'ai donc décidé de rouler plus conservateur et de ne pas prendre de risques. J'ai eu un bon temps de réaction au départ, assez pour prendre une demie longueur d'avance sur Claude et les autres qui étaient sur ma ligne. Malheureusement, j'ai eu de la misère à enclencher le 2e rapport et j'ai perdu beaucoup de temps, ce qui fait que Claude et Blackbird sont partis comme des fusées. Les pneus slicks (qui étaient déjà pas mal détruits) ont quand même bien tenu la route, même si j'ai senti le devant devenir vague à quelques reprises. Les nombreux drapeaux jaunes que j'ai vu au long de la course ont confirmé ma décision. Comme j'ai gagné en confiance quant à l'adhérence de la piste et que je commençait à rattrapper Claude qui se débatait avec du traffic plus lent, le drapeau du dernier tour a été agité et malgré mes efforts accrus, je n'ai pas réussi à le rejoindre. Je lui lève donc mon chapeau pour une course bien menée et espère être à la hauteur pour recroiser le fer avec lui à Ste-Croix.

J'en profite aussi pour féliciter à nouveau mes co-équipiers de Déficients Racing pour leur grandes qualités de coureurs et surtout pour ne pas avoir planté cette fin de semaine malgré les quelques sueurs froides qui ont été ressenties par certains d'entre eux.

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